CONFÉRENCES & FORMATIONS
CONFÉRENCE Stéphane KOCH
Au-delà des frontières physiques : l'ex-territorialisation des conflits à l'ère du numérique
Date : Mercredi 28 Février 2024
18h45 – Accueil
19h00 – Conférence
Participation : Ouvert au public – Inscription obligatoire : vieillegarde@asso-geneve.ch
Adresse : Maison Dufour – 9A, rue de Contamines, 1206 Genève

Stéphane KOCH
Ancien junior de l’ASSO sct de Genève. Sergent grenadier. Spécialiste en Conseils et formations en stratégique numérique, réseaux sociaux, personnal branding & réputation en ligne, sécurité de l’information.
Dans le contexte de la dématérialisation croissante de notre société, le concept de guerre a évolué au-delà du champ de bataille traditionnel. Le numérique a permis aux belligérants et à leur soutien d’amener l’ex-territorialisation des conflits et leur omnidirectionnalité à niveau encore jamais atteint. Il n’y a plus de distinction entre ce qui est ou n’est pas un champ de bataille. Tout comme il est difficile de définir si un pays qui fait l’objet d’attaques cybernétiques liées à un conflit en cours en devient implicitement un belligérant. L’espace numérique technologique, qui sert de lien entre les espaces naturels et sociaux de notre monde physique et son pendant numérique, est devenu un champ de bataille majeur. Les lieux d’échanges sociaux, la politique, l’économie, la culture et la psychologie sont également autant les armes que la cible d’une guerre cognitive, qui a pour objectif la conquête de notre cerveau. C’est dans cet espace « hors du périmètre physique du conflit », que les adversaires déploient des efforts considérables pour se battre, en utilisant des outils et des tactiques numériques plutôt que des armes traditionnelles. »
Cette guerre cognitive se joue, en partie, au niveau de la conquête des opinions, de l’amplification de nos incertitudes, ou encore de la fragilisation du lien de confiance envers les institutions. Quelle que soit notre opinion ou notre religion, nous sommes pris en otages, pris à partie, pris à témoin ou encore désignés coupables. On pourrait penser qu’il suffit de tout éteindre pour se déconnecter d’un conflit… Cela ne sera pas suffisant, les guerres ne s’invitent pas que sur nos écrans, que ça soit sur ceux de nos smartphones ou de nos télévisions, mais elles s’invitent aussi dans nos rues, où elle vient ancrer sa dimension traumatique, relayée mille fois déjà sur les médias sociaux. On peut se demander si ces prises de position, ces opinions, ces émotions que suscite l’horreur de ces situations que l’on dénonce nous appartiennent vraiment, ou, est-ce que ces appels à la paix, que l’on pourrait aussi interpréter comme l’organisation d’une pression citoyenne sur les gouvernements concernés, sont juste l’aboutissement de stratégies guerrières modernes…
